Froid comme l'hiver, cet homme vient d'entrer. Comme toujours, il amène avec lui les autres, ces étranges chimères inconnues. En sûreté dans mon havre, je ferme les yeux, enfoui ma tête dans mes bras qui entourent alors mes genoux. Je vais me terrer là où ils ne peuvent m'atteindre, ces autres, tout ces bruits... Ces voix. La chaleur douce de mon havre fait place à la froidure de l'angoisse, je ne peux que fermer les yeux. Les pas lents presque par calcul, se rapprochent sournoisement avec toute sorte d'autres bruits, rires déments, grincement inquiétants, murmures, et ces voix... Je ne dois pas ouvrir les yeux, mais ma mémoire se rappelle, ses visages tordus par la douleur, maculés de sang qui goutte sur la peau laiteuse de mon visage... Les pas s'arrêtent, je l'entends esquisser un sourire. La panique, ma respiration s'accélère, je connais ce sourire même le yeux clos je peux le voir, ce sourire doucereux qui prononce toutes ses paroles mielleuses qui vous engluent et finissent par vous paralyser. Je le sens, son souffle qui à cette odeur forte de réglisse, mes paupières ses serrent... Vas t'en ! Les mots ne viennent pas, ils restent prisonniers dans ma gorge, par peur de devoir franchir mes lèvres. Je veux qu'il parte, lui et ses vices personnifiés, ce odeurs qui lui colle à la peau, cette femme qui n'est pas la sienne... Je sais tout ça, et il sait que je sais. Il me saisit par le bras. Non ! Lâches moi ! Les yeux obstinément clos, je me débats contre le néant, mes yeux dans un reflex de défense s'ouvrent. Je vois, ces visages, ces condamnés, je les vois et ils me voient. J'ai peur. Deux des créatures se détachent et m'enserrent de leurs griffes pour m'immobiliser, je crie, rien ne sort. Laissez moi ! Les mots sont morts ou ont fuis, mes lèvres s'agitent désespérément dans un mutisme subis, des coups résonnent sur le sol et rebondissent sur les murs de la pièce. Les monstres rient. Ils se rient de moi, de me voir impuissant. Taisez-vous ! Dans un dernier mouvement de défense, mes dents s'enfoncent dans les chairs putrides de la chimère la plus proches qui lâche un cri inhumain, mais quelque chose pénètre sous la peau de mon bras. Les voix, les rires, les visages... tout s'estompe. Je me sens partir, je tombe puis... rien.
Onirique, le paysage semble soudainement coloré. J'ai chaud, je n'ai plus peur, tout va bien maintenant. Les fleures parfument l'air de pollen qui me rappelle que le printemps arrive bientôt. Cet univers bucolique m'apaise, me rassure, pas d'homme, pas de voix, pas de visage... La rivière un peu plus loin ruisselle dans un léger bruits qui s'accord dans une harmonie presque symphonique avec les chants des rossignols qui se baignent en amon. Tout n'es que paix et bien-être, j'ai retrouvé mon havre. Mais rien n'est éternel, l'éphémère est le maître mot de dans ce monde... De gros nuages noirs guettaient et, désormais ils se rapprochent rapidement. Les oiseaux s'envolent, les couleurs disparaissent, le soleil fuit le ciel qui commence déjà à grisonner. Seul, je suis a nouveau seul... Ces cumulus font pleuvoir sur ma solitude, une pluie sombre. Un goût ferreux envahis ma bouche et agresse mes papilles : du sang. Il pleut de sang. Les nuages crachent leur venin couleur de vie sur le pauvre enfant que je suis. Qu'ais-je fais ? Je veux lever les yeux vers ces agresseurs si hauts placés mais la peur, l'angoisse de ce que je pourrais voir m'en empêche pour l'instant. Et pourtant, je me ais violence et dans un mouvement des dernier signe de courage qui subsistaient encore en ma personne, je me fais violence et bascule la tête vers le ciel noir. Les yeux écarquillés de terreur, je vois ces personnes, ces autres, faire pleuvoir du sang, leur propre sang sur moi. Ils s'ouvrent gorges et ventres, s'entaillent veines et poignets, me jetant des regards de haine, des regards démens. Ce liquide rouge ruisselle sur ma peau opaline, s'insinuant en moi, dans chaque recoin de mon être, sa viscosité faisant monter en moi un dégoût viscéral. Et eux, ils rient, d'un rire glacial, d'un rire sadique, d'un rire inhumain.... Ils rient de me voir ainsi maculé de leur sang. Je ne veux plus entendre ! Taisez vous ! Le sol s'ouvre sous mes pieds, je tombe, je chute, je m'abîme...
Ultime sursaut, je suis là, je suis revenu ici. L'homme est partit, je suis de mon havre, le vrai. Aurais-je rêvé ces regards démoniques ? Impossible, le sang, ce goût de fer dans ma bouche est toujours présent. Si l'explication doit être, l'homme qui raisonne dirait que ce sont les médicaments peut-être... Le sang serraient celui de la chose que, dans un geste instinct, j'ai mordu il y a peu. Ils me disent fou, mais le suis-je vraiment ? Non, je ne suis pas fou. C'est ce monde qu'il l'est, moi je n'ai jamais jugé quelqu'un sur ces différences, je n'ai jamais autrui indigne du cadeau d la vie qui lui a été offert. La folie douce est en chaque Homme, le rêve en est l'expression. Je ne suis pas fou, je suis un rêveur. Il neige, il neige dans ma chambre. Les flocons cotonneux pose un manteau blanc sur les murs, le sol et le plafond. Tout devient si lumineux, mes yeux se plissent pour distingués une silhouette à la fenêtre. Je veux me lever mais les autres m'ont attaché. Peut importe, je suis un rêveur, je suis libre de toute entraves. Mes liens, à cette simple pensée, s'évaporent et je me lève. Mon pied se pose doucement sur la neige, je n'ai pas froid. J'approche de la fenêtre et je reconnais la silhouette : un ange, il est venu pour moi, me dit-il. Je le vois et je comprends. En bas ils sont fous, moi je suis un rêveur, et lui est mon libérateur, il vient me sauver de cet enfer. J'ouvre les yeux en entier pour me laisser envahir par la pureté éclatante de l'apparition, je m'en approche, sans peur, sans doute. L'être ailé m'enlace tendrement de ses bras et nous entoure de ses ailes d'un blanc aveuglant, à tel point qu'aucun mot ne pourra jamais le décrire. Je m'élève, je rêve... Je suis libre.
Demain, dans le journal, beaucoup liront dans les Faits Divers, rubrique nécrologie « Tragédie à l'Hôpital de H : Un fou saute du quinzième étages. ».
Onirique, le paysage semble soudainement coloré. J'ai chaud, je n'ai plus peur, tout va bien maintenant. Les fleures parfument l'air de pollen qui me rappelle que le printemps arrive bientôt. Cet univers bucolique m'apaise, me rassure, pas d'homme, pas de voix, pas de visage... La rivière un peu plus loin ruisselle dans un léger bruits qui s'accord dans une harmonie presque symphonique avec les chants des rossignols qui se baignent en amon. Tout n'es que paix et bien-être, j'ai retrouvé mon havre. Mais rien n'est éternel, l'éphémère est le maître mot de dans ce monde... De gros nuages noirs guettaient et, désormais ils se rapprochent rapidement. Les oiseaux s'envolent, les couleurs disparaissent, le soleil fuit le ciel qui commence déjà à grisonner. Seul, je suis a nouveau seul... Ces cumulus font pleuvoir sur ma solitude, une pluie sombre. Un goût ferreux envahis ma bouche et agresse mes papilles : du sang. Il pleut de sang. Les nuages crachent leur venin couleur de vie sur le pauvre enfant que je suis. Qu'ais-je fais ? Je veux lever les yeux vers ces agresseurs si hauts placés mais la peur, l'angoisse de ce que je pourrais voir m'en empêche pour l'instant. Et pourtant, je me ais violence et dans un mouvement des dernier signe de courage qui subsistaient encore en ma personne, je me fais violence et bascule la tête vers le ciel noir. Les yeux écarquillés de terreur, je vois ces personnes, ces autres, faire pleuvoir du sang, leur propre sang sur moi. Ils s'ouvrent gorges et ventres, s'entaillent veines et poignets, me jetant des regards de haine, des regards démens. Ce liquide rouge ruisselle sur ma peau opaline, s'insinuant en moi, dans chaque recoin de mon être, sa viscosité faisant monter en moi un dégoût viscéral. Et eux, ils rient, d'un rire glacial, d'un rire sadique, d'un rire inhumain.... Ils rient de me voir ainsi maculé de leur sang. Je ne veux plus entendre ! Taisez vous ! Le sol s'ouvre sous mes pieds, je tombe, je chute, je m'abîme...
Ultime sursaut, je suis là, je suis revenu ici. L'homme est partit, je suis de mon havre, le vrai. Aurais-je rêvé ces regards démoniques ? Impossible, le sang, ce goût de fer dans ma bouche est toujours présent. Si l'explication doit être, l'homme qui raisonne dirait que ce sont les médicaments peut-être... Le sang serraient celui de la chose que, dans un geste instinct, j'ai mordu il y a peu. Ils me disent fou, mais le suis-je vraiment ? Non, je ne suis pas fou. C'est ce monde qu'il l'est, moi je n'ai jamais jugé quelqu'un sur ces différences, je n'ai jamais autrui indigne du cadeau d la vie qui lui a été offert. La folie douce est en chaque Homme, le rêve en est l'expression. Je ne suis pas fou, je suis un rêveur. Il neige, il neige dans ma chambre. Les flocons cotonneux pose un manteau blanc sur les murs, le sol et le plafond. Tout devient si lumineux, mes yeux se plissent pour distingués une silhouette à la fenêtre. Je veux me lever mais les autres m'ont attaché. Peut importe, je suis un rêveur, je suis libre de toute entraves. Mes liens, à cette simple pensée, s'évaporent et je me lève. Mon pied se pose doucement sur la neige, je n'ai pas froid. J'approche de la fenêtre et je reconnais la silhouette : un ange, il est venu pour moi, me dit-il. Je le vois et je comprends. En bas ils sont fous, moi je suis un rêveur, et lui est mon libérateur, il vient me sauver de cet enfer. J'ouvre les yeux en entier pour me laisser envahir par la pureté éclatante de l'apparition, je m'en approche, sans peur, sans doute. L'être ailé m'enlace tendrement de ses bras et nous entoure de ses ailes d'un blanc aveuglant, à tel point qu'aucun mot ne pourra jamais le décrire. Je m'élève, je rêve... Je suis libre.
Demain, dans le journal, beaucoup liront dans les Faits Divers, rubrique nécrologie « Tragédie à l'Hôpital de H : Un fou saute du quinzième étages. ».
![[ Essais ] Folie douce...](http://6e.img.v4.skyrock.net/6e5/simcahikari/pics/706429108_small.jpg)