[One-shoot] L'histoire d'une ombre...

[One-shoot] L'histoire d'une ombre...
[ J'ai un peu honte de le mettre mais malgré la piètre performance que c'est, j'aime assez l'esprit de ce texte ]


Londres, 1846

Les ruelles sombres de cette belle ville ne sont pas sures pour tout le monde. Cette nuit là, la brume des quais avait gagnée bons nombres de ces impasses sinueuses. Un gentilhomme d'une vingtaine d'années y entraîna sa jeune compagne qui ne devait pas avoir atteint la majorité. Les intentions du jeune homme étaient bien obscures mais elle ne semblait pas apeurée, bien au contraire, pour une demoiselle, ses aînées l'auraient trouvés bien trop entreprenante de le suivre ainsi à une heure aussi avancé du soir, et elles l'auraient sûrement prise pour une de ses catins qui peuplent les trottoirs londoniens. L'enfant se laissa donc entraîner par l'homme, marchant dans le sillage de ce parfum si raffiné, celui que dégagent ses hommes des beaux quartiers. Arrivée sur le bord des quais, l'élégant passa sa main gantée sur la joue pâle de la demoiselle, la fixant de ses yeux de jade.

- Angélique, vous êtes sure de vouloir m'accompagnée ?
- Sir Ilian, c'est de mon plein gré que je vous ai suivi. Ne me faites pas languir d'avantage. J'ai tout quitté pour vous.
- Angélique, ma douce angélique... Comprenez-vous qu'une fois fait, les choses ne pourront être défaites... ?
- Je le sais, Sir... Et j'ai choisit cette vie.


Le dit Sir Ilian, sortit d'une poche de son veston une petite fiole remplie d'un liquide rouge rubis et il l'a tendit à Angélique. Celle si avec un air déterminé, la pris et en avala le contenu. Quelques instant plus tard, une légère brise se leva et vint emportée la vie que la jeune fille venait d'abandonné.

Lieu inconnu, une semaine après...

[ « Vous souvenez vous de votre premier battement de c½ur ? Non, bien sûr que non. A cette époque, vous n'aviez même conscience de votre existence. S'il l'on devait revivre, comment décririons nous ce premier battement ? D'après vous que ressentons ? Moi je peux vous le dire ... » ]

- Cela fait déjà une semaine monsieur...
- Je sais. Préparez ce qu'il faut.


Dans une pièce circulaire, un homme parlait avec trois personnes parfaitement identiques, des triplés certainement. Après s'être incliné, les trois domestiques quittèrent la salle par l'unique porte qui s'y trouvait. Les lumières étaient tamisées, voir même sombre mais on voyait quand même chaque élément distinctement. Le mobilier ne semblait pas être une des caractéristique primordiale de cette pièce qui avait pour unique « meuble » un sorte de table bois qui ressemblait d'avantage à un fond de cercueil qu'a une véritable table. En effet le dessus était recouvert d'un tissu proche du satin, signe d'une grande richesse à cette époque. Sur cette « table » reposait le corps d'une jeune fille d'à peine 18ans qui semblait plongé dans un sommeil léthargique. Aucun signe vital, sa poitrine restait figé dans une immobilité morbide et ce malgré les couleurs chaude qu'affichait son visage, encadré par une chevelure blond vénitien. Impassible à ses cotés, Ilian semblait patienté, dans l'attente de quelque chose.
Soudain, la jeune fille ouvrit les yeux d'un coup, et d'un même élan, ses fonctions reprirent. Son c½ur se contracta, ses poumons se remplirent d'air ; chaque battement, chaque souffle était une torture. Face à sa douleur, un de ses mains se porta contre sa poitrine, au niveau de son c½ur, l'autre serrant l'unique étoffe de tissu qui la couvrait.
Où était-elle ? Qui était elle ? Pourquoi était-elle nue ? Pourquoi chacune de ses inspirations étaient si pénibles ?
Autant de question qui restaient pour l'instant sans réponses alors qu'un mot, un nom résonnait seul dans sa tête : Angélique. Serais-ce son prénom ?
Plus le temps passait, plus la souffrance se taisait, son souffle se stabilisa pour devenir plus naturel, et la main qui s'était crispée sous les affres de son réveil, se détendit. Pour la première fois, depuis le moment où elle avait ouvert les yeux, elle considéra l'endroit où elle se trouvait. Son regard finit par se poser sur la seule personne, à part elle, présente dans cette pièce. Constatant que c'était un homme, et dans un élan de pudeur, elle serra autour d'elle l'unique tissu qui la recouvrait. Celui-ci la couvait presque du regard, un air placide siégeant sur son visage. Ses lèvres bougèrent, et il ne dit qu'un mot, d'une voix grave et douce à la fois : Angélique. La jeune fille le regarda quelques instant, et comme un enfant imite ses parents pour apprendre, elle répéta ce mot, le seul dont elle se souvenait. Son sens s'éclaira soudain à ses yeux : son nom, c'était tout simplement comme ça qu'elle s'appelait. Mais lui qui était-il ?
Elle écouta avec autant d'attention qu'elle était capable de fournir les paroles de l'inconnu. Plus il avance dans son récit, plus les souvenirs lui reviennent, tout d'abord fragmenter dans le désordre puis petit à petit les images s'ordonnent, les visages prennent des noms... Soudain, il fut interrompu par un bruit sourd de coup et la porte, l'unique porte de la pièce s'ouvrit en grinçant très légèrement. Trois personnes qui se ressemblaient de manière presque surnaturelle rentrèrent et s'entretenir un instant avec Ilian, car c'est ainsi que s'appelait cet homme dont elle s souvenait a présent, après s'être très légèrement incliné. Puis près un cour instant, ils se dirigèrent vers angélique, qui resserra par reflex l'étoffe sur elle. Après lui avoir fourni des vêtements, ils l'invitèrent à les suivre. D'ici plusieurs décennies, Angélique deviendrait une ombre avec ses avantages... comme ses inconvénients.


Même endroit, 1980

Ilian regarde par la fenêtre Angélique qui s'entraîne comme à son habitude. Un jeune femme brune d'une grande beauté s'approche alors doucement, son ventre légèrement rond d'une grossesse naissante, et l'enlace au niveau de la taille. Ses yeux myosotis sont rougie d'avoir pleurer. Son visage affiche une tristesse étrangement animée d'un sourire, elle prononça quelques paroles que seul Ilian pu entendre, et le visage de celui-ci se voila de la même tristesse. Sans q u'il est eu le moindre mot à prononcé, une étrange personne aux yeux d'un noir pétrole apparu. Elle ne semblait pas humaine et ne l'était pas, et bien qu'elle ne prononça aucun mot, Ilian lui répondit d'un ton grave.

- Lil'... Tu devras l'ombre de mon fils qui naîtra au début de l'année prochaine...

La dénommée Lil' posa le genoux a terre dans un geste de respect envers Ilian et disparut comme elle était venu. Ilian se retourna vers la jeune femme brune qui n'était autre que sa propre femme et l'étreignis pour la réconforter. Le destin s'acharnerait donc sur la deuxième née, comme il avait été dit... Le regard attristé d'Ilian se posa sur Angélique qui était toujours dehors malgré la pluie qui s'était mise à tomber, ses lèvres articulèrent des mots que sa voix semblait refuser de porter aux oreilles de quiconque...

Même endroit, 1986

Akuma Illyria, celle qui sera la dernière née de cette famille, pousse son premier cri, inspire sa première bouffée d'air... En même temps dans une pièce toute proche, quelqu'un arrive. Un homme aux yeux de jade, accueille la nouvelle arrivante qui ne doit avoir même pas vingt ans.

- Angélique, te voilà enfin.
- Ilian, appelez-moi Angie, s'il vous plait.
- Bien Angie. Dans la pièce à coté, ma fille vient de naître. Avant l'age de 5ans, elle verra sa mère mourir et subira bien des épreuves...
- Bien, j'accepte.
- Tu en es sure ?
- Vous me l'aviez dis. « Un jours viendra, tu deviendras l'ombre de la personne qui deviendra chère a mes yeux des ses premiers instants ». Je suis prête.


Akuma Illyria reçu son ombre, la personne qui allait veiller sur elle-même contre son gré, qui allait la protéger et la soutenir dans les moments difficiles. Cette ombre était Angélique.



[ Musique qui m'a inspirée = "Dans les rues de Londres" de Mylène Farmer ]
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# Posté le lundi 09 octobre 2006 16:18

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 16:17

[One-shoot] Folie quand tu nous tiens...

[One-shoot] Folie quand tu nous tiens...
[Deux petits textes sans prétentions et avec un unique point commun : un lieu, un centre psychiatrique allié à un établissement pénitencier]



Entre les quatre murs de sa cellule, ses longs cheveux d'or battant la rythmique de ses pas, Millia attendait. Qu'est-ce qu'elle attendait ? Elle-même aurait été incapable de le savoir... Elle avait réussi à savoir de ce charmant infirmier qu'elle allait être à nouveau transféré. Un nouvel établissement qui était, parait-il, peut être mieux adapté à son cas. Foutaise, cela faisait déjà 9ans qu'elle sillonnait ces établissements... pourquoi resterait-elle dans celui-ci plus qu'un autre... Assise dans cette pièce bien trop blanche, elle attendait...

~ Lublin (Pologne), 9ans plus tôt ~


La pluie battante couvrait le bruit des talons aiguilles qui claquaient sur les pavés. Une femme, accompagnée d'une fillette, semblait fuir quelque chose ou quelqu'un. La femme, dont la tenue ne laissait aucun doute quand à la nature de son gagne pain, traînait derrière elle une enfant d'age d'à peine une dizaine d'années.
Elles arrivèrent sur le parvis d'une église, le but était proche mais la femme glissa et tomba lourdement sur le sol. La plaie à son abdomen, jusqu'à présent cacher par une veste, saignait plus que de raisonnable... Semblant à bout de force, elle lâcha la main de l'enfant, et lui dit


« - Millia ! Millia écoute moi. Cours jusqu'à l'église et surtout ne te retourne pas. »

La petite fille complètement déboussolé et frigorifiée, secoua vivement la tête et serra d'avantage la main de cette femme au sol. S'arrachant brutalement de l'étreinte des doigts frêle de Millia, la femme lui lança un regard froid et lui dit deux partir entre deux jurons. L'enfant s'exécuta à contre c½ur, mais à peine avait elle rejoins le bâtiment saint, que les crissements de pneu d'une voiture se firent entendre. Jamais plus, elle ne revit cette jeune femme...

~ Quelque part en Europe, plus tard ~


« -Mademoiselle, je vais commencer par de simple question... Etes-vous Millia Dyrda ?
- Et vous qui êtes vous ?
»

Voilà vingt bonnes minutes que ce pauvre médecin essayer d'obtenir une réponse à cette simple question, les réaction allant du « Il fait beau aujourd'hui » au « Et votre, femme, est-elle satisfaite ? ». Le pauvre jeune diplômé, qui semblait être plus déstabilisé qu'il ne l'aurait cru face à la jeune fille. Celle-ci le regardait maintenant, la tête inclinée sur le coté, plongeant son regard azur dans celui du jeune homme. Les réactions de celui-lui plaisaient... Il ne cessait de griffonner des choses sur sa feuille, semblant vouloir se plonger dans ses notes, mais il ne devait pas avoir grand-chose à écrire... Peut être cherchait-il simplement à regarder ailleurs. Jusqu'à présent assise sur son lit, Millia se mis à avancer de manière féline en direction du médecin, à quatre pattes, faisant crisser ses ongles sur les draps.

« - Dites, Docteur... Si on passait à l'auscultation ? »

Le jeune homme bredouilla des paroles incompréhensibles avant de se diriger d'un pas rapide vers la sortie de la pièce. Millia éclata de rire et se rassit sur son lit, observant la porte d'un air triomphant. Elle avait réussi.

~ Aujourd'hui, jours du transfert ~


Des infirmière étaient passées pour l'habillée... Elles n'aimaient pas les infirmières car quoiqu'elle dise, celles-ci ne réagissaient pas le moins du monde, restant sourdes... La petite fourgonnette l'attendait, et c'est le sourire aux lèvres qu'elle monta dedans. En regardant s'éloigner un énième centre, elle se demandait combien de temps ils tiendraient dans ce nouvel établissement... Soyo-no-kichigai...


~~~~~~ = ... = ~~~~~~



~ ... ~

Au fin fond des campagnes d'Europe, entre les quatre murs d'un bâtiment sombre et froid, une femme se meurt...
Dans une petite ville tranquille, un sombre bâtiment isolé, un enfant naît...

Dans l'enceinte de cet hôpital psychiatrique, dans une salle stérile, une marre de sang. L'hémorragie n'a pus être stoppée, il ne lui reste plus longtemps. Couvert par les cris de son enfant, dans un dernier souffle de vie, la jeune femme laisse échapper le nom de son enfant : Amaël.

Alors qu'une flamme s'éteint, celle d'une nouvelle vie se mets à flamboyer...


~ ... ~

Des vagues... une mer de sang... des cris, ceux d'un enfant...

C'est en sursaut que je me réveille, baigné de sueur froide. Encore une nuit courte. L'affichage digital de l'horloge m'indique que je me suis assoupi à peine deux heures. Cela reste mon record ce moi-ci...
Je me lève, le contact avec le sol froid achève le peu de somnolence qu'il me restait. Je regarde autour de moi, encore une chambre vide dans laquelle je me réveille sans m'y être endormi... Alors que j'ajute ma blouse et que je remet mon badge en place, j'entends au loin des bruit de pas se rapprocher.

Qui se ballade dans les couloirs de cet hôpital à 1h30 du de la nuit... ?

Je suis peu rassuré depuis que l'établissement est devenu également un centre pénitencier. C'est donc sans grande détermination que j'avançais ma main vers la poignée de la porte, redoutant ce que j'allais trouver derrière. Dès que le métal entra en contact avec ma peau, j'actionne le mécanisme et ouvre la porte vivement de peur de changer d'avis si je le faisais plus doucement.

Personne...

Les pas continuent de résonner... Ca recommence...
Avalant rapidement deux petits cachets, je me rendis rapidement à ma chambre. Une fois arrivé, comme un automate, je me dirige vers mon miroir comme à chaque fois. Alors que je lève un regard las vers la surface qui me renvois l'image de mon esprit, j'aperçoit qu'on m'observe...


« Ah... Tiens vous êtes là ? Je ne vous ai encore jamais vu.
Qui suis-je ?
Sur le dossier qui siège dans le ce bâtiment, je suis Amaël, orphelin adopté par cet établissement à la naissance où je travaille en tant que psychiatre récemment diplômé...
Mon passé ?
Je n'en ai que des brides. Je n'ai jamais connu ma mère qui est morte à ma naissance, mais je crois qu'il m'arrive de la croisée dans les couloirs. Depuis mon plus jeune age, des voix me parlent, des bruits martèlent dans ma tête...
Pourquoi psychiatre ?
Je connais remarquablement bien la maladie pour être en plein dedans... d'ailleurs... »


Le temps d'un battement de paupière, la silhouette inconnue s'est volatilisé... Je devrai prendre mes cachets...
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# Posté le vendredi 13 octobre 2006 16:53

Modifié le mercredi 13 décembre 2006 11:21

[Essais] J'étais, je suis et je serais là...

Je suis là.


Face à un grand bâtiment de brique rouge, je lève la tête. Depuis combien de temps n'étais-je pas venue ? Le bruit assourdissant d'un avion fait apparaître un léger sourire sur mon visage, ce bourdonnement dans ma tête me ramène bien des années en arrière. La nostalgie, cet endroit en est rempli, des merveilleux souvenirs, et pourtant je ne peux me résoudre à traverser la route qui m'en sépare. Le petit nuage de buée à chaque une de mes respirations me rappelle que l'hiver est là... Est-ce la première neige que je sens sur ma joue ? Comme ce jours, il y a deux ans...

J'étais là.


Allongé dans cette chambre, le sommeil me fuit pour laisser place à une angoisse... J'écoute, attentive au moindre bruit, au moindre grincement mais ce n½ud dans mon estomac se ressert à l'absence de ses bruits si familiers d'habitude. Il est 22h54. Retenant ma respiration, j'écoute. Soudain, le bruit d'une toux parvient à mes oreilles. Mon apnée se termine, le n½ud se desserre sans pour autant disparaître et, soulagée, je m'endors. Il est 0h37.
Le bruit strident de mon réveil me tire brutalement des bras de Morphée pour me faire rencontrer le sol de bon matin. Il est 8h08. Je me redresse, la moquette râpeuse brûlant la peau de mes mains et de mes genoux. Je me dirige alors vers le bout du couloir. C'est là, dans cette pièce sombre qu'elle m'attend, réveillée depuis bien longtemps. Depuis une semaine, je l'aidai dans les taches ménagères, je la consolai dans ses moments difficiles, je la sermonnai dans ses excès mais je restai l'enfant égoïste que j'ai toujours été, n'acceptant que rarement ses demandes de jeux. Un jeu de carte, une partie de domino, au fond ce n'est rien, n'est-ce pas ? Après l'avoir aider à traverser l'appartement, je vais la recoucher. Aujourd'hui tout va aller, une de ses voiture viendra la cherchée, elle va être soignée, tout va bien se passer.
Il est 8h47. Je reste avec elle, la douleur la faisant délirer, et moi je reste et j'attends, incapable de faire autre chose.
« La voiture va arriver, elle vient à 9h » je ne cesse de le répéter, mais est-ce qu'elle m'entends encore ? Je voudrais que ses plaintes qui résonnent dans ma tête ne soient qu'un écho lointain. « Tout va bien se passer » je répète mais elle ne m'entend plus. Je reste avec elle, je ne dois pas la laisser seule, je dois être forte.
Il est 9h04. Les échos se sont tuent, mon regard brouillé se fixe dans le vide. L'ambulance n'est pas là mais c'est trop tard maintenant. Mes jambes semblant refuser de me porter d'avantage, je me laisse glisser le long de l'armoire, ma tête se remplis de pensées inutile. La moquette est rugueuse, je travaillerais pour en acheter une autre. L'appartement, il faut qu'il soit rangé. Je dois prévenir quelqu'un, malgré ma gorge serrée je préviens mes parents. Je me lève alors et je fais un peu de rangement ménage, prépare le café. Je retourne dans la pièce au fond du couloir. Elle est là comme endormie. Je reste debout et j'attends, elle va peut être se réveillé. Elle est si froide...
Il est 10h24. En si peu de temps, la pièce est remplie, de gens compatissant dont les voix ne m'atteigne pas. Une voix au fond de moi crie, elle hurle à l'adresse de ses gens « Où étiez vous ? Pourquoi étais-je seule ? Pourquoi dois-je rester forte ? Pour qui... ? ». Sans savoir réellement comment, je me retrouve au pied de ce bâtiment rouge et lève la tête vers le ciel qui dépose sur ma joue le premier flocon de neige de la saison. Elle aime la neige. Une voix familière m'interpelle.

« - Que fais-tu dehors ? Tu vas attraper froid.
- Je dois vous annoncer quelque chose... Ma grand-mère est morte ce matin.
- Toute mes condoléances. C'est si triste, elle était si gentille. »


Encore un visage désolé, des bras qui m'enserrent pour se rassurer plus que pour me rassurer et des condoléances. Je ne veux pas... Ces mots je n'y crois pas encore, alors pourquoi tout le monde s'obstine à parler au passé.
Elle aime la neige mais elle ne voit pas celle qui s'accroche et glisse sur ma joue à cet instant...

Je suis là.


Face à ce bâtiment de brique cramoisie, je suis là. C'est moi, j'ai mis une robe qu'elle aime tant, mes cheveux ont cette coupe courte qu'elle aime tant, je tiens un bouquet de ses fleurs qu'elle aime tant. Je suis revenue. Comme il y a deux ans, je lève la tête vers le ciel. Je ferme les yeux et sens ce flocon, le premier, glisser sur ma joue. Pourtant il ne neige pas.
« Elle aime la neige »
Je reste sur ce trottoir, incapable de traverser, incapable de parler au passé. Je repars, le bouquet laissé sur un banc, je retourne là où les gens oublient. L'année prochaine...

Je serais là.
 J'étais, je suis et je serais là...
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# Posté le dimanche 15 octobre 2006 17:14

Modifié le mercredi 13 décembre 2006 11:21

[Histoire] Une ancienne légende ....

 Une ancienne légende ....
[ Les articles qui vont suivres devaient se resumé en une seule et unique histoire mais j'ai jugée plus judicieux de le fragmenté.... ]


~ ... ~

Une ancienne légende d'un peuple oublié annonce le retour de quatre personnes uniques... Les historiens n'ont jamais pu transcrirent le symbole et ils ont décidé de les appeler les « protégés ».
Les quatre protégés des éléments majeurs.


~ ... ~

Un vieux bistro, un village miteux, une radio allumé...

« Hello, hello ! Il est 8h ! Retrouvons tout de suite les informations et pas des moindres ! Ces dernières heures, l'atmosphère était apocalyptique ! Résumons grâce à nos dernières nouvelles : Des inondations ont submergées le pays d'Egypte suite au débordements des eaux du Nil, un volcan oublié et endormis depuis plusieurs siècles s'est réveillé soudainement en Russie, une terrible secousse à secouer l'archipel nipponne et pour finir une tornade s'est formé en plein Los Angeles ! Serais-ce le début de la fin ? Où peut être l'annonce de quelque chose de pl... »

Un silence brisé par l'agitation qui reprend peu à peu sa place habituelle dans le bar enfumé... Une silhouette quitte l'endroit, et marche sous une pluie battante avant de lever les yeux vers le ciel obscurci par de gros nuages noir.

- Ils sont revenus...
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# Posté le dimanche 29 octobre 2006 08:17

Modifié le mercredi 13 décembre 2006 11:20

[Histoire] Les protégés 1

 Les protégés 1



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Protégé
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Nom : Tenessee
Prénom : Jo
Age : 17 ans
Date de naissance : 15 juin 2100
Origine : Amméricainne






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Protecteur
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Elèment : Vent
Nom : Ael
Protégé : Jo
Saison représenté : Automne









~ Los Angeles, 2117 ~

Dans un commissariat de secteur, une jeune femme aux long cheveux platines ave les pointes châtain, entre flanquer de deux policier en uniformes. L'un d'eux est assez rondouillard et brun tandis que l'autre est plutôt maigre et dégarnis, un peu comme un couple d'humoristes bien connu du grand public. La jeune fille tapota avec désinvolture sur la main du rondouillard et adressa un large sourire au maigrichon.

« - C'est bon, les gars, je connais les lieux. Qui me paye un café ? »

Le plus grand des deux alla, non sans grommeler un peu, chercher un café à la jeune fille, alors que son coéquipier ne retient même pas un soupir.

« - Jo..... C'est la troisième fois ce mois-ci... Tes parents vont finir par en avoir assez...
- Ca ne fera que la cinquième famille que j'use !
»

Elle s'installa alors dans un fauteuil vide, posant ses pieds sur le bureau et arborant un sourire radieux. Personne dans ce commissariat ignorait qui elle était, mise à part peut être ce jeune policier au bureau proche de celui derrière lequel elle s'était installée. Celui-ci la regardait faire, les yeux écarquillés, semblant se demander s'il rêvait ou non.
Un des deux policiers qui avait amenée la jeune fille s'approcha de la jeune recrue.


« - Faut te remettre le bleu... C'est vrai que tu ne connais pas notre petite Jo.
- Votre ... Jo ... ?
- Ca fait une paye qu'elle vient ici régulièrement. Les services sociaux s'arrachent les cheveux avec elle, elle en est à sa cinquième famille d'accueil. Mais quelque soit l'endroit où ils l'envoient, elle trouve toujours un moyens pour nous rendre une petite visite. A croire qu'elle nous a plus ou moins adopté.
- Mais pourquoi ici ?
- On a jamais su comment mais un soir de Noël, elle est arrivé ici, du haut de ses trois pommes. Elle devait avoir six ans tout au plus, on n'a jamais su ce qu'il était advenu de ses parents. On s'est occupé d'elle le temps que les services sociaux nous envois quelqu'un. Mais depuis, elle nous lâche plus et on ne s'en plaint pas. Elle est devenu la mascotte du commissariat, elle met de l'ambiance.
- C'est rien de le dire...
»

Ses chaussures boueuses sur le bureau, Jo bouquinait un dossier qu'elle venait de subtiliser sur la pile qui était à portée de main.

« - C'est pas très bien de raconter la vie des gens sans les accords, Ricks.
- Ce n'est pas mieux de lire les dossiers d'enquête, Jo...
»

Elle referma alors le dossier d'un coup sec et se retourna vers le bleu avec un petit sourire. Ricks leva les yeux au ciel et repris le dossier pour le remettre sur la pile. Après une moue enfantine a l'adresse de Ricks, elle reporta a nouveau son attention vers le jeune homme.

« - Toi ! J'ai une question super importante ! Quelle heure est-il ?
- Heu... 4h30 pourquoi ?
- C'est l'heure du p'tit dej' ! Qui va chercher les donnut's ?!? Papa ours ! Tu es de corvée ! La journée va être longue les gars !
»

Ricks grommela dans son coin et Jo remis ses pieds là ou ils étaient quelques instants auparavant et reprenant le dossier qu'il lui avait été confisqué.

# Posté le dimanche 29 octobre 2006 08:39

Modifié le mercredi 13 décembre 2006 11:20